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CT ZEN SOUL - Questions sur le terrain

CT ZEN SOUL est un collectif de Soul self made group : Arrangement, Home studio, paroles en anglais, communication et promotion par internet. Tant de savoir faire provoque des interrogations et autant de questions auxquelles Stéphano Bonora, ACI, répond.

CT ZEN SOULLes-Enchanteurs music : le nom Ct Zen Soul, évocateur et le graphisme nous plongent clairement dans le voyage...

Disons que les deux personnes qui sont à l’origine de CT ZEN SOUL, Patric E. Bonéré et moi-même, avons plutôt un patriotisme sans frontières ! Que les voyages et les mélanges de culture dans notre éducation ont façonné une partie de ce que nous sommes. CT ZEN SOUL cristallise ce que nous souhaitons partager : valeurs, orientations professionnelles et musicales. Nous avons conçu ce projet comme un collectif d’artistes, Patric et moi en étant les fondations. La seule contrainte que nous avons mise dans la construction de CT ZEN SOUL est « ON FAIT CE QU’ON EST, ET CE QU’ON AIME !»

LE-music : Les paroles sont en anglais. N'est-ce pas un handicap à l'heure actuelle pour un groupe français ?

Combien de langues parle-t-on en France de nos jours ? C’est un pays d’une richesse et d’une mixité culturelle énorme ! Vouloir simplement réduire cette richesse-là à une seule langue… et puis je ne suis pas sûr qu’une personne venant du Moyen-âge dirait que le français que l’on parle aujourd’hui est une langue qu’il comprend.

Tout évolue, y compris les langues.

Si nous avions eu l’opportunité de faire un album entier, il y aurait eu des titres en français, en anglais et sans doute dans une autre langue. L’anglais est une part de ma culture, et il m’arrive de vouloir m’exprimer avec.
Je pense aussi que la société a envie d’accepter les différences culturelles par le respect, plutôt que de vouloir absolument se défendre, par peur de se faire oublier. Les tensions mondiales culturelles, religieuses et économiques qui s’aggravent depuis les attentats du 11 septembre se répercutent aussi sur les sociétés pluriculturelles comme la France, et cela se ressent dans la vie quotidienne. Il n’est pas nécessaire de rajouter la peur de la différence par la langue.
Quant au risque du handicap vis-à-vis des professionnels ? A ce propos l’exemple de l’eurovision est intéressant. Est-ce qu'il s'agit d'une représentation culturelle d’un pays ou d'une mise en avant d’un artiste ou d’un groupe, ou les deux? J'ai tendance à penser que c'est la représentation culturelle qui doit être mise en avant et la création doit servir cet objectif. Je n’ai pas de problème à ce qu’on chante dans une autre langue que le français. J’aurais trouvé la langue arabe plus cohérente que l’anglais. En tous cas, utiliser le mélange culturel de notre pays donnerait une réelle photographie du Présent. L’histoire et les instruments font aussi partie intégrante de cette représentation. La langue n’est pas tout dans une chanson.

LE-music : Qu'évoque pour toi l'expression "chanson française" ?

J’aime la chanson, peu importe d’où elle vienne. J’ai quitté la France à l’âge de huit ans, et puis j’ai vécu dans un univers international avant de revenir à 20 ans. Je ne suis pas attaché à une identité culturelle mais à plusieurs. J’ai trop voyagé et rencontré de cultures différentes pour savoir que le “bon” n’a pas de racines amovibles. Il peut surgir de n’importe où, comme le pire d’ailleurs…et la musique fait partie de cet ensemble.

LE-music : En écoutant vos titres, on entend un travail sérieux. Quel a été votre cheminement ?

E… EVO… EVOL… EVOLU… EVOLUTIL… EVOLUTION… Un univers n’est jamais figé, de même pour la musique… et puis, j’aime savoir qu’il y a un mouvement perpétuel. Autrement, je ne vois pas le but de la création. Il y a aussi un pacte entre Patric et moi. Il fallait que l’on puisse y trouver notre espace de création. Après, plus le projet avançait et plus on a eu envie de peaufiner notre démarche. L’important dans les métiers artistiques ou de création est d’aller au bout du bout de soi, de ce qui nous tient à cœur, même s’il n’y a pas de certitude financière. Sinon, je pense qu’à terme on perd l’essentiel de ce qu’est notre passion.

LE-music : Comment se sont passées les différentes étapes de l'enregistrement ?

« C’est du fait maison, cuisiné au petits oignons » comme dirait Patric (un vrai poète ! ). Plus franchement, avec les moyens du bord… Rien de fantastique.
Coté matériel : une carte son Quattro, un Rhode Nt1 en micro, et un PC avec Cubase sx.
Pour le mix et le mastering, lorsqu’on ne connait pas, il faut y passer du temps. Le son demande beaucoup de maîtrise et de subtilité pour arriver à quelque chose de propre, sans perdre de chaleur.
C’est un sujet qui me passionne mais extrêment vaste, et à moins que tu veuilles que l’interview fasse la taille d’un livre, je te propose pour une prochaine parution d’écrire un article sur les techniques du son pour les Homestudistes !


LE-music
: Si j'ai bien compris, vous avez des morceaux mais pas de disque. Vous avez pourtant un Myspace, un Tousenlive, un CQFD ... Moindres coûts, outil performant, faute de mieux ou crise quantitative , que penses-tu des rapports entre la musique et Internet ?

J’ai vraiment beaucoup aimé l’article Redonner de la valeur à la musique et sa conclusion. Bon, sinon “c’est le bordel !!!”. Comme tout le monde, tu essayes de te faire une petite place…

J’aime bien voir ça comme un film de science fiction :
t’embarques dans ton voilier interstellaire, et tu pars
dans cet espace étoilé en te disant que tout est accessible.

Une fois que tu quittes l’atmosphère, tu te rends compte que tu ne contrôles pas grand chose. Tu tournes dans tous les sens, mais sans vent, tu n’avances pas, et comme les étoiles ne viennent pas à toi… Alors, en ce moment, j’essaye de faire des appels d’air. Je bats des ailes… Très sincèrement, je dirais qu’une partie de la réponse est dans la question. Internet est un outil intéressant, mais qui à lui seul, sauf pour certain d’entre nous, ne suffit pas. Le problème reste souvent le même, comment faire pour que l’on donne une chance à « ma musique » ? Comment la faire DIFFUSER, et/ou ECOUTER, au plus grand nombre, pour savoir s’ il y a une audience réceptive.

LE-music : Je sais que vous cherchez un producteur, un tourneur et/ou manager. Est-ce à dire que l'on ne peut pas tout faire seul ?

Si tu as les moyens… oui. Tu engages des personnes pour les parties pour lesquelles tu n'as pas les compétences ou le temps, et tu te concentres sur ton travail. Sinon, tu apprends au fil du temps… et le temps, il faut en avoir. Nous avons déjà fait une multitude de choses par nous-même et il est vrai qu’une aide extérieure serait la bienvenue !
Créer un projet tel que celui-ci est très enrichissant et intéressant, mais c’est aussi énormément de travail, s’il faut tout faire à deux ou à trois personnes… J’étais plutôt orienté composition, interprétation et arrangement mais j’ai dû passer derrière les machines. Je me suis découvert une passion pour la technique du son et le mixage. De même pour la partie univers visuel.

LE-music : Si on aime ce que vous faites, comment peut-on acheter vos titres ?

Pour l’instant, vous pouvez les acheter sur www.europamp3.org. D’ici 4 semaines, sur iTunes, Napster, Amazonmp3, etc.

LE-music : Est-ce que tu aurais une blague de musikos ?

3+3=8 ?

LE-music : Autre chose ?

Bref de brèves, beaucoup de merci à envoyer… alors MERCI !

Les CTZENSOULERS


CT ZEN SOUL est en écoute sur :

www.myspace.com/ctzensoul
www.zicmeup.com/groupe/ctzensoul
www.garageband.com/artist/ctzensoul
www.cqfd.com/ctzensoul

et sur d'autres réseaux !


La Rédaction - mai 2008

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