french music
   
Les Enchanteurs music, e-magazine de la musique francophone e-magazine
de la musique
made in France
   Inscription Newsletter
A la UneAu service des artistesScènes & SallesMédias et internetDisquesPetites annoncesCommunauté
scènes et salles

Festivals > Interview

> HERVÉ LAPALUD - le 11 janvier 2008 au Only French Festival

HERVÉ LAPALUD partage sa joie de vivre, d'écrire et de chanter, histoire de nous mettre l'eau à la bouche avant le 11 janvier 2008, date du prochain Only French Festival.

Les Enchanteurs : Facteur de chanson, ça veut dire quoi exactement ?

Hervé Lapalud, facteur de chansonsTu sais, un jour, tu te dis, c’est quoi mon métier, comment ça s’appelle ? Et là, tu trouves pas la case, ça n’existe pas. Le terme dans lequel je me reconnaissais, c’était celui de « songwriter », et je cherchais l’équivalent en français. Et puis, à force de fréquenter des copains luthiers, « Facteurs de Guitares » ou « Facteur de Koras », j’ai eu le déclic ! C’est ça que je veux écrire sur ma carte de visite, « Facteur de Chansons ». Et puis j’aime bien les harmoniques des mots, les sens qui se déplient. Alors, « Facteur » c’est celui qui fabrique les chansons, c’est aussi celui qui les livre, un clin d’œil à la vie nomade. Une petite fille m’a dit un jour, « Facteur de chansons » c’est celui qui met des chansons dans les boîtes aux lettres. Imparable, non ?

L-E : Faire rire, c'est naturel ou c'est un dur labeur ?

Je crois que c’est d’abord une histoire de tempérament, de regard sur l’existence. On peut être accablé par le monde dans lequel on vit, ou bien le regarder un peu de biais, par le filtre de l’humour. Je me suis toujours senti des affinités avec la veine des fantaisistes, les Vian, Trénet, Higelin, Lapointe, ce sont mes tontons dans le métier. Il y a beaucoup de lucidité, de cruauté parfois dans l’humour. Prends « La Complainte du Progrès » ou « La Java des Bombes Atomiques », ça n’a pas pris une ride, alors qu’un traitement plus frontal, plus critique du thème aurait peut-être du mal à résister à l’usure du temps. Après, pour faire rire ou pour faire pleurer, il existe des recettes, c’est efficace mais ce n’est pas très intéressant. Donc , j’essaye de creuser mon sillon, ma singularité, je crois que c’est le boulot de l’artiste, de s’aiguiser, qu’on ne puisse pas dire ça je l’ai entendu ailleurs. Je travaille avec Franck Vent de Val, mon « frère de scène ». On fait la chasse aux « fausses bonnes idées ». On en trouve plein.

On fait la chasse aux « fausses bonnes idées ».
On en trouve plein.

L-E : Que signifie ce petit oiseau qui t'accompagne ? ?

Hervé Lapalud et son oiseauJ’ai démarré en 2002 l’aventure en solo. Au départ, c’était un récital assez classique, guitare-voix, et puis, petit à petit sont remontées mes expériences antérieures en café-théâtre et théâtre de rue, et je me suis rapproché d’une forme plus « music-hall » où l’aspect visuel, la tchatche sont aussi importants que les chansons. J’ai bossé de nouveaux instruments. J’ai rencontré les personnes qui m’ont aidé à dessiner ma mini-planète, à la décliner. Violaine Tatéossioan, d’abord qui a fait mes affiches, puis le livret de l’album, puis Laurent Martinez qui a conçu le décor et les effets spéciaux (chut !!!). Et le petit oiseau, il fait le playback quand je suis enroué.

L-E : Tu vis à Lyon, est-ce que ça bouge ?

Je croise beaucoup d’artistes intéressants dans toute la région Rhône-Alpes, pas mal de copains que je vais pas citer pour ne pas me faire des ennemis. En ce qui concerne les lieux de diffusion, il n’y a pas beaucoup d’audace, entre les lieux estampillés «culturels » qui programment de l’artiste médiatisé pour remplir leur salle, et les lieux « musiques actuelles » qui ne s’intéressent pas beaucoup à la chanson. Donc il existe quelques beaux endroits où l’on aime bien retourner comme le Train-Théâtre à Valence ou la Presqu’île à Annonay, et sinon je joue beaucoup partout ailleurs !!

L-E : La musique sur internet, ça t'inspire quoi ?

C’est un média alternatif qui est intéressant, où l’on peut faire son trou, si l’on accepte d’y consacrer beaucoup de temps. J’ai fait de belles rencontres via des listes de discussion avec des passionnés, le noyau dur du public qui vient te voir et revient ensuite en amenant les copains. En même temps, il y a un côté très superficiel, on est dans une culture du zapping, alors que la musique, où toute forme de création je pense, implique de se poser, de s’enraciner, bref un autre rapport au temps que celui que nous propose internet.

L-E : Ton album s’appelle « Invendable », un titre prophétique ?

Tu rigoles, ça cartonne, il nous reste à peine quelques « invendus ».

L-E : Que dire à nos lecteurs pour les faire venir au festival Only French ?

Tant qu’il y aura des gens comme vous (pour se déplacer), il y aura des gens comme nous (itou).

>> A lire : l'interview du groupe THE AIM
>> A lire : l'interview du groupe PALINKA
>> A lire : l'interview de l'artiste TOM POISSON

La Rédaction - 21 décembre 2007

Qui sommes-nous ? - Contact - Nous écrire - Publicité - RSS - Plan du site - Festival Only French - Site réalisé parLE-web.fr